Le réflexe #1 : documenter + aviser par écrit le vendeur dans un délai raisonnable, avant de faire des réparations non urgentes.
Ça protège vos recours (et vos preuves).
Découverte d’un vice : les actions immédiates à faire (dans l’ordre) ⏱️
Quand un problème apparaît après l’achat, le piège le plus courant est de tout réparer trop vite. On veut régler, c’est normal… mais si vous effacez les traces, vous risquez de fragiliser votre dossier. Voici l’ordre qui aide le plus souvent :
- Documentez dès maintenant : photos/vidéos datées, notes (quand, où, comment), odeurs, humidité, fissures, bruit, infiltrations, etc. 📸
- Conservez les preuves : soumissions, factures, échanges courriels/textos, rapport d’inspection préachat, déclaration du vendeur, fiche Centris, etc. 🧾
- Limitez les dommages : si c’est urgent (ex. fuite active), faites du “temporaire” pour éviter que ça empire, sans transformer le problème au complet. 🧯
- Avisez le vendeur par écrit (dénonciation) : expliquez le problème, la date de découverte, et demandez une visite/inspection. ✉️
- Faites évaluer par un expert : idéalement un spécialiste (bâtiment / ingénieur / entrepreneur qualifié) capable d’expliquer la cause et si le défaut existait avant la vente. 🧰
- Mise en demeure si nécessaire : si ça bloque, vous formalisez vos demandes (réparation, remboursement, diminution de prix, etc.) et un délai raisonnable. ⚖️
1) photos + vidéos • 2) rapport/avis d’expert • 3) dénonciation écrite • 4) accès au vendeur pour constater • 5) soumissions chiffrées.
Pour la logique des étapes et les bonnes pratiques au Québec (avis écrit, délai raisonnable, etc.), je vous recommande aussi cette ressource claire : Éducaloi – étapes à suivre en cas de vice caché.
Quesce quun vice caché 🧩
Un vice caché (au sens de la garantie légale) n’est pas juste un “petit défaut” ou une usure normale. C’est un problème important qui : n’était pas apparent lors d’un examen normal, existait au moment de la vente et réduit sérieusement l’usage ou la valeur de la propriété. Autrement dit : si vous aviez su, vous n’auriez pas acheté… ou pas au même prix.
La définition et les conditions sont bien résumées ici : Éducaloi – le vice caché dans un immeuble.
Un défaut visible ou détectable par une inspection raisonnable (ou mentionné dans un rapport) est beaucoup plus difficile à faire reconnaître comme “caché”.
Vice caché que faire 🛠️
La question revient tout le temps, et la réponse la plus payante est : agir vite, mais dans le bon ordre. Le cœur du dossier, c’est la combinaison avis écrit + preuve technique + coût chiffré.
1) Évitez ces 5 erreurs (elles coûtent cher) 🚫
- Réparer avant d’aviser (sauf urgence) : vous perdez la chance de faire constater.
- Uniquement téléphoner : sans écrit, c’est fragile.
- Ne pas donner accès au vendeur/à son expert : peut se retourner contre vous.
- Oublier le “coût” : sans estimation, la négociation est floue.
- Attendre trop longtemps : le “délai raisonnable” dépend du contexte, mais l’inaction nuit.
2) Stratégie simple pour négocier (avant le tribunal) 🤝
Beaucoup de dossiers se règlent hors cour quand le dossier est bien monté.
Vous voulez arriver avec : (a) une description claire, (b) un diagnostic crédible, (c) des soumissions réalistes,
(d) une demande précise (ex. payer X, partager, corriger, diminution de prix, etc.).
Et côté prévention/repérage, Centris a un bon article sur comment détecter/éviter les vices cachés en amont :
Centris – comment détecter et éviter.
Qu’est-ce qui peut être considéré comme vice caché ? 🧠
Pour être reconnu, un vice caché doit généralement respecter quatre idées clés :
caché (non apparent), antérieur à la vente, grave (impact majeur sur l’usage/la valeur) et inconnu de l’acheteur.
Ce n’est pas parce que c’est “plate” que c’est un vice au sens légal.
Infiltration d’eau récurrente, moisissure cachée, pyrite/affaissement, vice de structure, problème majeur d’égout/drainage, défaut électrique dangereux dissimulé,
fissures actives masquées, etc. (Chaque cas dépend des preuves.)
Combien de temps a-t-on pour poursuivre un vendeur pour vice caché ? ⏳
La question du délai est cruciale. Au Québec, on parle surtout d’agir dans un délai raisonnable après la découverte et de respecter les exigences
d’avis écrit (dénonciation) avant d’aller plus loin. En pratique, plus vous attendez, plus ça devient difficile : preuve qui s’efface, dommages qui évoluent,
débats sur la cause, etc.
L’Association des consommateurs pour la qualité en construction insiste aussi sur l’importance de la dénonciation écrite dans un délai raisonnable : ACQC – vice caché (dénonciation et étapes).
Si vous soupçonnez un vice, ne “testez pas” pendant des mois. Même si vous n’avez pas toutes les réponses, vous pouvez déjà aviser par écrit et demander une inspection.
Qu’est-ce qui est considéré comme un vice caché maison ? 🏡
Il n’existe pas une liste “officielle” unique, mais certains problèmes reviennent souvent parce qu’ils sont coûteux et parfois difficiles à détecter sans expertise.
Exemples fréquents :
- Infiltrations d’eau : fondation, toiture, fenêtres, drains, fissures actives.
- Moisissure cachée : derrière murs, sous-plancher, entretoit, isolation humide.
- Structure : affaissement, poutres modifiées, travaux non conformes.
- Plomberie/égouts : refoulement, bris, colmatage récurrent, pente problématique.
- Électricité : panneaux inadéquats, raccordements dangereux, surchauffe.
- Sol / fondations : mouvement, pyrite, drainage déficient (selon le contexte).
Le point clé : il faut généralement démontrer que le problème existait avant et qu’il était non apparent malgré des vérifications raisonnables. C’est là que l’expertise et les documents de transaction deviennent déterminants.
Comment éviter les vices cachés avant d’acheter 🔎🧰
Le meilleur vice caché, c’est celui qu’on évite. Sans tomber dans la parano, voici ce qui réduit le risque :
Avant la promesse d’achat
- Inspection préachat sérieuse : pas “vite fait”. Prenez le temps et posez des questions.
- Historique des travaux : factures, permis, garanties, dates, entrepreneurs.
- Signaux d’alerte : odeur d’humidité, peinture “fraîche” localisée, déshumidificateur constant, planchers gondolés.
- Drainage et terrain : pente vers la maison, eau près des fondations, fissures actives visibles.
Dans une négociation
- Clauses d’inspection bien rédigées + droit d’expertise complémentaire si un doute apparaît.
- Correction ou crédit : si un problème est identifié, chiffrer et encadrer (qui fait quoi, quand, preuve des travaux).
- Attention aux ventes “sans garantie légale” : elles demandent une vigilance doublée, selon la situation.
En visite : ouvrez les armoires sous les éviers, regardez les cadrages de fenêtres, examinez les coins du sous-sol, et demandez depuis quand le déshumidificateur roule.
Ce sont souvent des endroits “parlants”.
Si vous voulez creuser l’angle inspection/bonnes pratiques, j’ai aussi un article utile ici : Inspection de propriété (blog).
Vendeur vs acheteur : responsabilités et erreurs fréquentes 🤝
Côté acheteur
- Agir rapidement dès la découverte (documenter + aviser).
- Permettre la constatation : accès au vendeur/experts, sinon ça complique.
- Ne pas aggraver : limiter les dommages, mais éviter de “tout refaire” avant constat.
Côté vendeur
Selon les circonstances, un vendeur peut être tenu responsable même s’il n’avait pas connaissance du défaut, surtout si les critères du vice caché sont rencontrés.
Mais chaque dossier est unique : preuve, nature du défaut, caractère apparent ou non, déclarations faites, etc.
La plupart des conflits se jouent sur 2 questions : “Est-ce que c’était vraiment caché?” et “Est-ce que ça existait avant la vente?”. Tout votre dossier doit aider à répondre clairement à ça.
Les mots-clés qui attirent le plus de clics (et comment les intégrer naturellement) 📈
Pour aller chercher du trafic, l’objectif est de couvrir les intentions de recherche les plus fréquentes : définition, quoi faire, délai,
preuve, mise en demeure, exemples, inspection, garantie légale.
Mots-clés principaux à cibler (dans vos titres et sous-titres)
- vice caché
- vice caché quoi faire
- vice caché maison
- recours vice caché
- mise en demeure vice caché
- dénonciation vice caché
- garantie légale vice caché
- comment prouver vice caché
- délai vice caché
- inspection préachat
Variantes naturelles (à parsemer dans le texte)
- vice caché après achat maison
- vice caché infiltration d’eau
- vice caché moisissure
- vice caché fondation fissure
- acheteur recours vice caché Québec
Utilisez vos mots-clés surtout dans : H1, 2-3 H2, le 1er paragraphe, l’index, et les 2-3 derniers paragraphes.
Ensuite, écrivez naturellement (Google repère vite le “bourrage”).
Et si vous êtes en plein doute : par où commencer? 📍
Si vous soupçonnez un vice caché et que vous ne savez pas si ça “tient”, commencez par un tri rapide :
- Gravité : est-ce que ça rend la propriété difficile à utiliser / inhabitable / dangereuse / très coûteuse?
- Antériorité : est-ce qu’un expert peut expliquer que ça existait avant la vente?
- Caractère caché : est-ce qu’une inspection “normale” aurait pu le voir?
- Preuves : avez-vous une trace écrite + photos + soumissions?
Si vous voulez parler à un courtier qui connaît bien le terrain (inspection, lecture des indices, questions à poser, stratégie de prévention), vous pouvez me joindre directement ici : Me contacter. 📞🙂
Et si vous êtes plutôt en mode magasinage/vente, vous pouvez aussi voir mes inscriptions ici : Mes propriétés. 🏡✨
FAQ (réponses rapides) ✅
1) Est-ce qu’un vice caché doit être “invisible”?
Pas forcément invisible, mais non apparent lors d’un examen normal. S’il fallait ouvrir des murs, démonter, ou avoir une expertise pointue pour le détecter,
ça renforce l’idée de “caché”.
2) Est-ce que je peux faire les réparations tout de suite?
En urgence, vous devez limiter les dommages (ex. colmater temporairement une fuite). Mais pour les réparations majeures,
avisez d’abord par écrit et donnez la chance de constater. Sinon, vous risquez de perdre une preuve importante.
3) Est-ce qu’une inspection préachat “annule” un vice caché?
Si le problème était détectable par une inspection raisonnable, c’est plus difficile d’argumenter qu’il était caché.
Mais si le vice était dissimulé, complexe, ou non observable à l’époque, l’inspection n’élimine pas automatiquement vos recours.
4) Qu’est-ce que je dois écrire dans la dénonciation?
Décrivez le problème, la date de découverte, l’impact, joignez des photos si possible, et demandez au vendeur de venir constater (ou d’envoyer un expert)
dans un délai raisonnable. Gardez une preuve d’envoi.
5) Est-ce que le vendeur est responsable même s’il “ne savait pas”?
Ça dépend du dossier, mais la garantie légale peut s’appliquer selon les critères du vice caché. C’est la preuve (et le contexte) qui décide souvent.
6) Est-ce qu’il existe des vices cachés “typiques” au Québec?
Oui : infiltration d’eau, moisissure, structure/fondation, drainage, plomberie/égouts, électricité dangereuse, etc. Les faits et l’expertise font la différence.


Comment prouver qu’il y a vice caché ? 🧾
Prouver un vice caché, c’est rarement une seule “photo choc”. C’est un ensemble : faits, chronologie, logique technique, et coûts. Les éléments qui aident le plus :
Les preuves qui pèsent lourd ⚙️
Faites une “ligne du temps” : date d’achat → date de découverte → actions posées → communications → expert → soumissions. Ça clarifie tout, même en négociation.